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 So take me to the paradise in your eyes, Green like american money. ✚ Miles

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So take me to the paradise in your eyes, Green like american money. ✚ Miles, Mer 26 Oct - 13:07


   
Leen & Miles
   
   
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« J'suis là dans... .... cinq minutes. Essaie de pas mourir d'ici là. » Qu'il m'avait dit. Alors j'avais attendu. Cinq minutes, à fumer ma cigarette sous le ciel étoilé. Cinq minutes à me demander si j'avais pas fait une connerie, si j'aurais pas préféré qu'on en reste au virtuel. Parce que là, dans deux minutes, j'vais devoir lui dire. Tout lui dire. Que je m'appelle pas Astrid, que c'est pas moi cette fille qu'il aime. Parce que ses mots résonnent encore dans mon esprit. « Oui, je t'aime, Astrid.. » Ces mots qui avaient fait sauter mon coeur hors de ma poitrine, jusqu'au plafond, jusqu'au ciel. Il m'aime. Il l'avait dit. Il avait pas menti hein ? Mais voilà, tout ça c'était basé sur un mensonge. Il m'aimait pas moi. Il aimait Astrid, cette fille marrante et gentille, celle qui descendait pas tout le monde pour leur moindre défaut. Même s'ils en ont pas, je leur en invente de toutes manières. J'ai honte, honte de moi, de ce que je suis, de ce que je vais lui faire. Et puis la voiture finit par arriver, en trombe. Je suis presque sûre qu'il a roulé comme un taré pour me retrouver et quelque part, ça me fait chaud au coeur. Les phares m'éblouissent un instant avant qu'il éteigne tout pour descendre. Et je sautille vers lui, un demi-sourire sur les lèvres avant de me stopper net, à quelques pas de lui. Ma main gauche va s'appuyer contre le mur. Je crois que je vais m'évanouir. Les mots me brûlent la langue et pourtant, je les refoule. J'veux pas qu'ils sortent. J'veux pas le dire. J'veux pas que ce soit vrai, que ce soit lui. N'importe qui mais pas lui. Boulette de Chips. Des larmes brûlantes de chagrin roulent doucement sur mes joues tandis que je le regarde sans comprendre. Comment on a pu passer à côté de ça ? Notre incompatibilité légendaire, notre dégoût mutuel. J'ai encore plus honte. Pas de lui mais de moi. Parce que maintenant, mon mensonge est encore plus réel. J'ai menti à quelqu'un que je connais, ou connaissais plutôt. Et j'ai honte de ce que je lui ai fait. Entre le passé, et maintenant ça, j'ai quasiment ruiné sa vie. Alors qu'au fond, je l'avais découvert tellement cool, que je me rendais compte que j'lui arrivais pas à la cheville, malgré tout ce que j'avais pu dire avant. Le mot qui sortit de mes lèvres ne fut qu'un murmure avant que je ne m'effondre à genoux sur le trottoir dur. « Miles... »



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Re: So take me to the paradise in your eyes, Green like american money. ✚ Miles, Jeu 27 Oct - 0:33

Ça ne devait pas se passer comme ça. Putain non, ça ne devait pas du tout se passer comme ça. Dans mon esprit, j'avais tout prévu, enfin pas tout, mais j'avais prévu de continuer à lui parler par Skype pendant quelques temps encore. Je pensais apprendre à la connaître (du moins plus que ce n'est déjà le cas) et ça aurait été la même pour elle. Et peut-être, ouais, peut-être qu'à un moment, on se serait rencontré. C'est ça que j'avais en tête. Sauf qu'il a fallu que tout parte en vrilles, il a fallu qu'elle boive trop, qu'elle se foute dans une situation pas possible et je ne pouvais pas la laisser comme ça. Elle comptait passer la soirée dehors, dans la rue, à décuver de sa soirée, alors que son taux d'alcoolémie explose des records. Et j'ai pas pu, non, j'ai pas pu la laisser dans sa merde comme ça. J'ai fait valser ce que je comptais faire de base pour aller la retrouver et la ramener chez elle (ou ailleurs).

Et c'est à cause de ça que je me retrouve actuellement dans ma voiture (enfin dans mon vieux tacot) à rouler comme un dégénéré pour la retrouver alors qu'on a raccroché. J'arrive bien vite à l'endroit qu'elle m'a indiqué et j'aperçois une jeune femme assise près d'un immeuble, ça doit être elle. Je coupe le contact et je sors de la voiture. Je ne suis plus très sûr de moi, je ne suis plus très sûr que tout ça soit une bonne idée. On parle depuis un mois sur Skype et je suis beaucoup plus à l'aise derrière un écran qu'en vrai, pourtant je n'ai pas le choix, je ne peux plus reculer, plus maintenant. Alors je fais l'unique chose que je peux faire à cet instant, je me dirige vers elle, vers Astrid, vers cette nana que j'apprécie beaucoup trop, vers...

Et c'est le drame. Ce n'est pas du tout Astrid qui se trouve en face de moi, c'est... putain, c'est une blague ?! Marleen ? Marleen ? Sérieusement ? Pendant un court instant, je me dis que je me suis trompé, que je ne suis pas au bon endroit ou qu'Astrid se trouve ailleurs. Ouais, pendant un quart de seconde j'y crois parce que je ne veux pas croire que la nana à laquelle je me suis attaché ce soit elle. Je jette un rapide coup d’œil autour de nous, je cherche quelqu'un d'autre, putain, j'ai besoin qu'il y ait quelqu'un d'autre. Sauf que non. Il n'y a personne, personne à part nous et c'est à cet instant précis que je comprends. La réalité m'explose à la tronche et elle ne m'arrache même pas un sourire. Le comique de la situation ne me fait pas rire du tout, non, je suis en train de me prendre la claque du siècle et la chute est violente.

Je prononce pas le moindre mot, je n'arrive pas à sortir le moindre son parce que je suis trop choqué. Putain pourtant je connais les risques du net, je suis le premier à dire à mes proches de faire attention et je me suis fait avoir comme un bleu. J'ai cru que cette nana, cette Astrid était réelle, j'ai cru que ce qui se passait entre nous était réel, alors que ce n'était qu'un énième jeu pour elle, une nouvelle façon de me ridiculiser. Et je me revois des années en arrière, je retourne à l'époque du lycée en un rien de temps. Je me souviens très bien d'un autre jeu. Je me souviens qu'à l'époque aucune nana ne s'intéressait à moi parce que j'étais trop gros, trop moche, trop bizarre, trop tout. Je me souviens que sa sœur, Mari, s'est rapprochée de moi et je me souviens que je me suis laissé avoir comme un triple abruti. J'aurais dû savoir à l'époque qu'une nana comme elle ne pouvait pas s'intéresser à un mec comme moi, putain, j'aurais dû ouais. Sauf que j'étais trop obnubilé par le fait qu'une jolie fille pose enfin le regard sur moi pour m'en rendre compte. Je me suis fait avoir et au moment où je lui ai avoué qu'elle m'intéressait, que j'étais amoureux d'elle et que j'étais l'adolescent le plus heureux du monde, elle m'a balancé à la tronche que ce n'était qu'une énorme blague. Elle s'est foutue de ma gueule avec tous ses potes (avec sa sœur aussi) et j'ai été la risée du bahut pendant un bon moment. Le mec trop désespéré qui croit qu'une des plus jolies filles veut sortir avec lui.

Et ça recommence. Les années ont passé et je n'ai toujours pas appris de mes erreurs. Le retour a la réalité est aussi douloureux que la première fois. J'ai l'impression de m'effondrer une nouvelle fois, j'ai l'impression que mon cœur est en train d'imploser dans ma poitrine et que mes jambes vont me lâcher. Je sais que ça ne fait qu'un mois qu'on se parle, mais on le fait tous les jours et je me suis attaché à elle, enfin non, pas à elle, à Astrid, à cette femme qui n'existe pas. Je me suis attaché à nos conversations, à tout ce qu'elle m'a dit et putain... j'ai commencé à avoir des sentiments pour une nana qui n'est pas réel. Je suis le dindon de la farce et ça fait mal. Miles... Tiens, elle m'appelle comme ça maintenant ? Ce n'est plus Boulette de Chips, ce vieux surnom qui me colle à la peau depuis l'époque du collège ? Ce n'est plus Ice ? Ce n'est plus... Pfeuh.

Je la vois qui s'effondre devant moi et ça ne me fait rien, rien de plus, je suis déjà bien trop explosé de toutes façons. Dans mon esprit, je ne me dis pas qu'elle est aussi choquée que moi parce qu'à mes yeux, elle le savait. Ouais, je pense que ce n'est qu'une de ses combines de plus pour se jouer de moi. Je me dis qu'elle s'est bien foutue de ma gueule et que naïf comme je suis, je n'ai rien vu venir. Je me refais certaines de nos conversations et bordel, qu'est-ce que j'ai été con. Elle a dû bien se marrer avec ses potes quand j'ai commencé à m'ouvrir. Elles ont bien dû rire quand j'ai décidé de tout lâcher pour aller la retrouver. D'ailleurs, elles sont où ? Elles se cachent pour ne pas louper une miette de cette nouvelle mascarade ?

Je ne m'avance pas vers elle, je n'ai pas le moindre geste pour cette nana qui me donne la gerbe, je reste où je suis et je lui balance d'un ton froid, un ton à des années lumières de celui que j'avais avec elle tout à l'heure. Bravo Marleen. Je pensais pas que c'était possible, mais tu t'es surpassée. Je ne souris pas, je ne ris pas, non, je suis trop blessé pour ça. Blessé de m'être laissé aveuglé par... par quoi au juste ? Par des propos d'une personne qui n'a jamais existé ? Je suppose que t'as pas besoin de moi. Je ne dis rien de plus et je fais demi-tour, je retourne dans ma voiture, je claque la porte une fois installé sur le siège conducteur. Putaaain ! Et bien malgré moi, y a des larmes qui montent, qui m'embrouillent la vue. Comment j'ai pu être aussi con pour me faire avoir comme ça ?!
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Re: So take me to the paradise in your eyes, Green like american money. ✚ Miles, Jeu 27 Oct - 8:37


   
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« Bravo Marleen. Je pensais pas que c'était possible, mais tu t'es surpassée. Je suppose que t'as pas besoin de moi. » Et il s'en va, sans se retourner. Ses mots me frappent, me blessent. Parce qu'après tout ça, la seule chose à laquelle il pense, c'est que j'avais encore l'intention de me foutre de la gueule du monde. De sa gueule à lui. Moi qui croyait avoir tissé un lien avec lui. Un lien de quoi ? Quel lien ? Réveille toi, Leen, le prince charmant existe pas. Tout ce que t'as devant toi, c'est un loseur qui s'est déguisé en prince. Je le savais pourtant, je la sentais venir la désillusion, même si j'étais loin de m'attendre à ça. Si j'avais su, que la personne à qui j'avais fini par m'attacher, la personne pour qui j'avais développé un semblant de sentiments, si j'avais su que c'était lui... Ma petite victime du lycée. Et ben, qu'est-ce que t'aurais fait, Leen ? Tu te serais pas ouverte, hein ? Je l'aurais toisé, j'aurais ris, je l'aurais insulté surement. Parce qu'il était pas digne d'entrer dans mon petit monde de princesse, c'est ça ? Pourtant il m'avait jamais rien caché. C'était lui qui avait réussi à toucher la vraie Leen du bout des doigts. C'était lui qui m'avait fait rire, qui avait réussi à me parler de jeux vidéos sans que je me désintéresse, qui m'avait draguée gentiment un peu aussi peut-être. C'était avec lui que j'avais flirté. Et j'avais aimé ça. Je l'avais aimé, lui. Sa personne, son être. Parce qu'au fond, je l'avais martyrisé sans le connaître, parce que je me foutais de sa vie, parce qu'il était gros. Pourquoi j'étais toujours obligée d'être aussi conne ? Je relève les yeux et je sais qu'il a atteint sa voiture. J'peux pas le laisser filer, pas comme ça. Je dois faire un truc, j'ai besoin de parler, qu'on s'explique. Et parler, je peux le faire qu'avec lui, au fond. Alors je me relève, je m'essuie les yeux et je renifle. Et puis je cours, je pourrais courir un marathon, parce que le fluide qui coule dans mes veines, c'est plus du sang, c'est ce feu. Ce feu, que j'ai toujours eu au fond de moi mais que j'ai toujours utilisé pour alimenter la hargne et la rage qui font de moi ce que je suis. Mais si j'aime plus être cette Marleen là, hein ? Si au fond, j'aimais être Astrid ? Qui pourrait m'empêcher de faire ce que je veux ?
Ma main vient s'écraser à plat contre sa vitre. Il regarde droit devant lui, il veut surement pas croiser mon regard de menteuse. Alors j'ouvre la porte. « Laisse moi m'expliquer... » Je voudrais croiser son regard, pour vérifier. Pour savoir enfin, si il a toujours un truc entre nous. Alors je finis par le toucher, j'effleure son épaule du bout des doigts. Tourne toi vers moi, s'il te plait. Et il y a mes yeux suppliants, qu'il ne peut pas voir. Et il y a mon coeur qui bat à une vitesse folle. Parce que c'est fou, ce que je suis en train de faire. Ce à quoi je suis en train de penser.
Miles et moi. C'est une idée tellement ridicule que n'importe qui pourrait en rire, ma soeur la première. Pourtant j'ai envie de croire, qu'y a un truc qui existe. Un truc de plus que les répliques cinglantes, les monstres dans mon genre, les mensonges, le mal absolu.



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Re: So take me to the paradise in your eyes, Green like american money. ✚ Miles, Jeu 27 Oct - 9:44

Marleen, Astrid. Astrid, Marleen. Comment est-ce que j'ai fait pour ne rien voir à ce point-là ? Comment j'ai fait pour me laisser avoir au point de ne faire aucune recherche sur cette nana ? Pourquoi est-ce que je me suis dit que ce serait une bonne idée de ne rien savoir sur elle, du moins, rien d'important, de vraiment important. Je soupire. Je ne sais pas contre qui j'ai le plus la haine. Contre elle, elle qui s'amuse à rejouer un vieux scénario qui continue de me hanter aujourd'hui encore. Elle qui n'a pas grandi avec les années, qui s'amuse encore à faire souffrir les gens sans la moindre raison. Parce que bordel, oui, elle n'en a aucune. Je ne lui ai jamais rien fait et le fait que j'ai été (je suis ?) différent ne devrait pas être une raison suffisante. Ou contre moi. Je sais très bien qu'on peut tomber sur des tarés sur le net, je sais très bien que certains se créent des fausses identités pour diverses raisons. Putain, je le sais tout ça, pourtant, je n'ai rien vu (ou je n'ai rien voulu voir). Je me suis attaché à du vent, à du rien, à une énième plaisanterie.

J'entends qu'on tape sur la vitre pourtant je n'ai aucun mouvement vers elle. Je ne veux pas lui parler, je n'ai plus rien à dire, je crois que je me suis assez ridiculisé comme ça. Je laisse mon regard rivé sur le pare brise, sur le vide. Sauf que j'ai beau l'ignorer, elle ne décide pas de partir, elle reste ancrer, prête à tout détruire sur son passage, encore. Y a la portière qui s'ouvre, y a l'air frais qui s'engouffre et surtout y a elle. Laisse moi m'expliquer... Non. Non, je ne veux pas qu'elle s'explique. Je ne veux pas entendre les conneries qu'elle pourra bien me balancer. Je veux juste qu'elle disparaisse, de ma vue et de ma vie aussi. Je tente de l'ignorer alors que je prends sur moi pour ravaler mes larmes et la douleur qui me bouffe. Il est hors de question que je lui montre qu'elle a réussi, qu'elle m'a brisé (une nouvelle fois). Sauf qu'elle ne part pas, elle ne me laisse pas tranquille, non, elle reste là où elle est, pire, elle se rapproche. J'ai un mouvement de recul lorsqu'elle m'effleure et je tourne enfin mon regard vers elle. J'ai les yeux qui brillent des larmes que je retiens de couler, des larmes de haine, de déception, de... de trop plein d'émotions. Tu veux m'expliquer quoi ? Ma voix se brise presque sur la fin. Je voudrais lui montrer que je n'en ai rien à foutre d'elle, que je n'en ai rien à foutre de ce mois qu'elle a passé à me ridiculiser, que ça ne m'affecte pas le moins du monde et que de toutes façons, j'aurais tout oublié une fois qu'elle sera partie. Putain, ouais, j'aimerais avoir cette putain de carapace, j'aimerais pouvoir la regarder avec un sourire et lui scander tout ce que je pense d'elle. Sauf que je ne suis pas comme ça, pas maintenant. Je vais le regretter, je le sais, dans quelques heures, je me dirais que j'aurais dû agir totalement différemment, sauf que là... là y a rien qui vient. T'as joué, t'as gagné. Parce que tout ça, ce n'était qu'un jeu, un de ces énièmes jeux. Rentre chez toi, Marleen. C'est presque une supplique. S'il te plait, barre toi, barre toi loin de moi et je ne reviens plus jamais me hanter. Disparais de ma vie.
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Re: So take me to the paradise in your eyes, Green like american money. ✚ Miles, Jeu 27 Oct - 11:06


   
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Il a pas envie que je le touche, je le vois à son mouvement de recul. Il tourne ses yeux vers moi et je sais. Je sens, à quel point il me hait, à quel point il est blessé. Je m'en veux terriblement. Parce que dans ses yeux vert d'eau, brillants de larmes, je vois aussi la beauté de l'être. Miles, la personne que j'aurais le moins cru aimer au monde. Et pourtant, on est là. Et pourtant mon coeur bat assez fort pour que la planète entière l'entende. Je ressens un truc pour lui. Mais j'suis pas sûre de la suite. Ça doit être une des première fois de ma vie où je suis pas sûre de moi, ou je marche pas la tête haute. Je lui ai fait tellement de mal. Comment il pourrait éprouver ne serait-ce qu'une once de sentiment positif envers moi ?
« Tu veux m'expliquer quoi ? » J'avale difficilement ma salive. Je veux lui expliquer quoi ? Que je lui ai menti ? Que c'était volontaire ? Que j'suis qu'une conne ? Il le sait déjà. « Je suis désolée. Pour... Tu sais. Tout ce qu'il s'est passé au lycée. » Je le regarde dans les yeux, parce que je mens pas, pas cette fois. « T'as joué, t'as gagné. Rentre chez toi, Marleen. » J'esquisse un sourire en secouant la tête. Quoi ? De quoi il parle ? « De quoi tu parles ? » Et puis je comprends, et mon sourire disparait. Il croit que c'était faux. Que je savais que c'était lui, que je jouais depuis le début, que je suis une menteuse pathologique. Je me pince les lèvres pour choisir mes mots. Mais j'arrive pas à en trouver de bons, qu'il croira. Parce qu'il a pas confiance en moi, et il a bien raison. Alors je fais ce que je ferais dans cette situation avec n'importe qui d'autre. Je pose ma main contre sa joue et mes lèvres attrapent les siennes trop vite pour qu'il réagisse. Sauf que Miles, c'est pas n'importe qui d'autre. J'ai faillit l'oublier.



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Re: So take me to the paradise in your eyes, Green like american money. ✚ Miles, Jeu 27 Oct - 11:40

Je suis désolée. Pour... Tu sais. Tout ce qu'il s'est passé au lycée. Elle est désolée. Elle est désolée ? Sérieusement ? Elle est désolée ? Je suis trop choqué pour réagir, trop blessé aussi, trop déboussolé. Elle se fout de ma gueule, une nouvelle fois et elle me sort qu'elle est désolée, elle est désolée pour le lycée. Elle devrait être désolée pour un tas d'autres choses aussi et pas que pour le lycée. Elle devrait désolée d'agir comme une connasse, elle devrait être désolée d'être la personne qu'elle est, une personne plus qu'exécrable. Elle devrait être désolée de m'avoir menti, de m'avoir utilisé pour la énième fois. Elle devrait être désolée de se servir des gens comme si c'était des merdes ambulantes. Elle devrait... Putain. Elle devrait se casser, oui ! Mais je ne me laisse pas berner par ses pseudos excuses, j'attends la suite, j'attends le moment où elle va exploser de rire et me dire que je suis minable de croire qu'elle pourrait s'excuser pour quoi que ce soit. J'attends le moment où ses potes vont apparaître, le moment où tout ça finira sur la toile ou ailleurs. J'attends ce moment où elle va agir comme la vraie pute qu'elle est. J'attends ce moment où elle va me blesser encore plus. Ce moment où nos conversations vont être étalées, ce moment où elle va se servir de toutes les choses que j'ai pu lui dire pour me ridiculiser un peu plus.

Alors au lieu de... de quoi au juste, de lui pardonner ? Comme si c'était possible. De passer à autre chose ? Comme si c'était possible aussi, comme si je pouvais effacer en un instant un mois d'échanges, des heures à parler, des nuits blanches à chatter. Au lieu de faire n'importe quoi pour mettre un terme à cette mascarade, pour mettre fin à la douleur, je m'enfonce un peu plus. Je la félicite (enfin, ce n'est pas vraiment des félicitations, je lui confirme juste qu'elle m'a achevé, une nouvelle fois) et je lui demande de se casser. De quoi tu parles ? Comment ça de quoi je parle ? Elle joue à quoi là ? Et elle se tait, elle ne bronche plus et j'aimerais juste qu'elle fasse demi-tour et qu'elle disparaisse à jamais. Putain, si je savais.

Trois...

Deux...

Un...

Action, ça tourne !


Elle ne part pas, non, non, elle... putain elle... elle. Euuuuh ?!?! Elle se rapproche de moi, elle cale une de ses mains sur ma joue et elle plaque ses lèvres sur les miennes. Elle m'embrasse. Elle m'embrasse ? Really ?! Marleen m'embrasse ? Non, mais omg, Marleen m'embrasse. HAHA.

Et ça se passe pas du tout comme ça aurait dû parce que c'est Marleen, Marleen et pas Astrid. Je suis venu voir Astrid, pas elle. J'appréciais Astrid, pas elle. J'ai commencé à avoir des sentiments pour Astrid, pas pour elle. Alors je pose une main au niveau de sa poitrine et sans la moindre délicatesse, je la repousse alors que mes yeux s'arrondissent sous le choc. Elle vient de m'embrasser ? Si tu te poses la question, non, je ne vais pas m'en remettre. Ce n'est pas tant que j'avais envie qu'elle le fasse. Holly shit, non, je n'avais pas la moindre envie qu'elle m'embrasse, l'idée me donne la gerbe (et pourtant elle l'a fait). Mais elle... moi... Haha, no way. T'es sérieuse ? C'est le premier truc qui vient, ce n'est pas réfléchi, non, ça sort naturellement. J'ai soudainement l'impression que ma voiture est minuscule et je commence à me sentir limite claustrophobe avec sa présence aussi proche. Ecoute, c'était marrant deux secondes. Non, ça a jamais été marrant. Mais barre toi, Marleen. Sérieux, barre toi.
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Re: So take me to the paradise in your eyes, Green like american money. ✚ Miles, Jeu 27 Oct - 12:07


   
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Sa main se pose contre moi, mais c'est uniquement pour me repousser. Et c'est assez fort pour que ce soit sincère. Et je suis complètement ahurie. En fait, j'crois bien que c'est la première fois que quelqu'un me repousse. Que quelqu'un refuse un de mes baisers. Et putain, qu'est-ce que ça fait mal. Et la honte m'envahit en même temps que la tristesse. J'suis pathétique et je me donne envie de gerber. J'fais quoi là ? « T'es sérieuse ? Ecoute, c'était marrant deux secondes. Mais barre toi, Marleen. Sérieux, barre toi. » Je sais pas si c'est la tristesse ou la honte qui m'attaque le plus intensément. Je crois même que j'en rougis. Quand est-ce que j'ai pu croire... Genre à quel moment je me suis dit dans ma tête que j'allais embrasser ce gars là ? Qu'il pourrait m'apprécier. Ou que quelqu'un dans le monde pourrait m'apprécier pour ce que je suis vraiment. Finalement, vaut mieux que je reste comme je suis. La vraie Leen, même si pas mal de monde la détestent, elle est toujours entourée. Alors que là, j'suis plus seule que je l'ai jamais été, face à ce visage fermé. Je le vois déjà raconter à tous ses loseurs de potes que Marleen l'a embrassé. Je les vois se moquer de moi. Et ça, je l'accepterais jamais. Mais alors que je secoue la tête, ouvrant la bouche pour la ressortir du placard, je me rends compte que je sais pas quoi lui dire. Parce que j'en sais trop sur lui. Et il en sait trop sur moi. J'peux pas lui faire ça. J'peux plus l'appeler Boulette de Chips, lui dire que sa voiture va tomber en lambeaux ou critiquer ses potes. A quoi ça servirait ? En fait, la seule chose que je suis capable de faire, c'est fuir. Alors je pince les lèvres, je lève les yeux au ciel et je m'éloigne un peu. Pour qu'il puisse fermer sa putain de portière et se tirer. Pour qu'il puisse m'abandonner là comme la pire des imbéciles -ce que je suis. « C'est toi qui as la voiture. Alors vas-y, dégage. » Et je le quitte pas des yeux. Je sais pas ce qu'il se passera demain s'il s'en va. Je sais pas à qui je vais raconter ça. C'était à lui que je racontais mes histoires foireuses avant. J'voudrais lui dire qu'y avait rien de faux à part le nom que je lui ai donné. J'voudrais lui dire qu'on s'en fout d'un nom. J'voudrais lui dire de pas m'abandonner. J'voudrais réparer ce que j'ai fait. Mais j'peux pas. Parce que je suis comme ça, au moindre truc, la rage reprends le dessus et je me referme comme une huître.



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Re: So take me to the paradise in your eyes, Green like american money. ✚ Miles, Jeu 27 Oct - 12:38

Et elle s'éloigne. Et y a un mois qui s'éloigne avec elle, y a un mois qui part en fumée, un mois de mensonges, mais un mois tout de même. C'est toi qui as la voiture. Alors vas-y, dégage. Un dernier regard et c'est la fin. Je ne me fais pas prier, je claque la portière et je me retrouve à nouveau seul alors qu'elle me regarde encore à travers la vitre. Seul. Je viens de perdre la personne avec qui je parlais sans cesse. Je viens de perdre celle qui me faisait sourire par ses conneries, celle qui me tenait éveillé jusqu'à pas d'heures, celle avec qui je pouvais parler de tout, mais de rien surtout. Je viens de perdre une personne qui en réalité (à mes yeux en tout cas) n'a jamais existé, mais putain, ça fait un mal de chien quand même. Ça fait mal de savoir qu'elle m'a menti sur toute la ligne, alors que bordel, moi, j'étais sincère. Sauf que ça ne sert à rien d'épiloguer là-dessus, pas avec elle. Elle n'est pas Astrid, elle est juste... Marleen.

Et je décide de mettre de côté ce mois que j'ai passé à lui parler (ou à parler à je ne sais trop qui), j'allume le contact et je démarre la voiture. Je vais rentrer chez moi, je vais tirer un trait sur Astrid, cette nana qui n'existe que... que dans quoi au juste ? Mes rêves ? Je rêvais pas quand je lui parlais. Je rêvais pas quand je me suis ouvert à elle. Je rêvais pas quand je lui ai dit que bordel, je tenais vraiment à elle. Je me suis juste laissé avoir, encore.

J'ai à peine fait cent mètres que ma voiture se décide à faire un truc chelou. Un soubresaut et je cale. Okay... Je tente de redémarrer. Une fois. Deux fois. Trois fois. Trop de fois. Sauf que y a rien qui se passe. Sérieusement ?! Ma voiture va vraiment décider de me lâcher maintenant. La situation était pas déjà assez merdique comme ça ? Je continue à espérer que cette putain d'épave se mette en route, mais y a rien à faire, elle semble avoir décidé de rester là où elle est.

J'ai vraiment un karma de merde...
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Re: So take me to the paradise in your eyes, Green like american money. ✚ Miles, Jeu 27 Oct - 12:50


   
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Il me regarde juste avant de me claquer la porte au nez. Et après ça, c'est fini, je le sais. Connard. Il va m'abandonner là. Alors que j'suis toujours perdue, putain. Et je lui en veux. J'lui en veux de pas lire dans mes pensées, d'pas me comprendre. D'habitude il faisait un effort. Quand c'était Astrid. Et il démarre, ses phares s'allume, il se tire. Il m'laisse là, sur le bord de la route comme une pute. Connard, connard, connard. J'veux plus jamais le revoir. J'veux plus le croiser. Surtout pas son regard d'eau toute pourrie du fond du lac, là. Je le hais, bordel, je le hais. Et j'ai peur putain, peur de quoi, je sais même pas mais je sais que j'ai peur parce que mon coeur est tout affolé. Et puis, il va pas loin en fait. Sa voiture s'arrête deux immeubles plus loin. Et je l'entends essayer de redémarrer en vain. Alors j'éclate de rire, je me plie en deux pour rigoler. THIS IS FATE BITCH. Je prends mon paquet de cigarette dans la poche de ma veste en cuir et j'en allume une en allant vers sa voiture sans m'approcher trop non plus. Je finis par m'asseoir sur un muret à la hauteur de sa fenêtre sans cesser de sourire, ma clope dans la bouche. Alors, tu vas faire quoi maintenant Mile ? Te barrer à pieds ? Il peut plus me fuir. Je m'assois en tailleur en attendant qu'il vienne. En espérant qu'il le fasse. Parce que s'il voit pas que c'est un signe, c'est vraiment un abruti.



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Re: So take me to the paradise in your eyes, Green like american money. ✚ Miles, Jeu 27 Oct - 13:19

Quand les emmerdes commencent, elles continuent jusqu'au bout. Je suis planté là, au milieu de la route, avec une voiture qui a décidé d'arrêter de rouler. Putain, elle aurait pu me lâcher n'importe quand, mais il a fallu qu'elle le fasse maintenant. Maintenant. Bordel, j'avais pas besoin de ça. Je soupire. J'ai envie de m'exploser la tronche contre le volant. J'ai envie de disparaître, loin, très loin. Sauf que non, je suis bien là et je vois dans le rétroviseur une silhouette qui se rapproche. Haha. Haha. Haha. Putain de merde, ça continue.

Je retente de démarrer ma voiture (encore), mais rien à faire, elle a vraiment décidé de me faire chier jusqu'au bout. Je sors, je claque la portière derrière moi. Je vais vers l'avant de la voiture, j'ouvre le capot et... et rien du tout en fait. Je suis une brêle en mécanique et y a aucune pancarte avec écrit la panne vient d'ici, c'est con parce que ça m'aurait été sacrément utile. Je reste un instant le regard planté vers tout ce bazar, je tente de réfléchir, vite et bien. Espoir vain.

Je tourne alors ma tête vers Marleen et je souffle simplement. Tu comptes rester là ? Je ne sais pas c'est quoi le pire dans cette soirée merdique. Le fait que j'ai appris qu'Astrid est en réalité Marleen ? Le fait qu'elle m'ait embrassé ? Le fait que ma voiture me lâche alors que je cherche à fuir cette nana qui ne fait que me pourrir l'existence ? Ou le fait que je vais probablement devoir passer les minutes qui suivent en sa compagnie ?

Putain de soirée à la con. Si j'avais su... Putain, si j'avais su, je serais resté à faire mes points d'arène avec mon pote.
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Re: So take me to the paradise in your eyes, Green like american money. ✚ Miles,

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So take me to the paradise in your eyes, Green like american money. ✚ Miles
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